Archives de catégorie : Israel

Israël autorise 1.100 logements pour colons à Jérusalem-Est

Le ministère israélien de l’Intérieur a annoncé mardi avoir approuvé la construction de 1.100 nouveaux logements dans le quartier de colonisation juive de Gilo à Jérusalem-Est occupé et annexé.

Le plan a été approuvé par le comité d’urbanisation du ministère et il est à présent ouvert aux objections du public pendant 60 jours, selon un communiqué.

Les éventuelles objections seront discutées par le comité, avant le lancement d’un appel d’offres pour la construction, a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère, Roei Lachmanovich.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a laissé entendre qu’il n’avait pas l’intention de décréter un nouveau gel de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est pour tenter de convaincre les Palestiniens de relancer des négociations.

« Nous avons déjà donné », a affirmé M. Netanyahu dans un extrait d’une interview au Jerusalem Post publié mardi qui doit être rendue publique dans son intégralité mercredi à l’occasion de la célébration du Nouvel An juif.

Il explique également qu’il ne compte pas intervenir dans le projet de construction de logements à Gilo.

« Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose de nouveau. Nous planifions à Jérusalem, nous construisons à Jérusalem, un point c’est tout, de la même façon que les gouvernements israéliens l’ont fait depuis la fin de la guerre de 1967 », lorsque Israël a conquis puis annexé Jérusalem-Est, a-t-il déclaré.

« Nous construisons dans les quartiers juifs, les Arabes construisent dans les quartiers arabes, c’est comme cela que cela marche dans cette ville », a-t-il insisté.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, a réaffirmé dimanche qu’il ne négocierait pas avec Israël sans un gel « complet » de la colonisation.

(Mardi, 27 septembre 2011 – Avec les agences de presse)

Traitement « à l’israélienne » pour des dizaines de voyageurs… israéliens

Des dizaines de voyageurs israéliens atterrissant en Turquie ont reçu ce week-end une cruelle leçon d’éducation politique : ils y ont été traités exactement de la même manière que le sont des milliers de passagers, notamment mais pas exclusivement ceux qui ont des origines arabes ou musulmanes, arrivant à l’aéroport Ben Gurion (Ben Gourion) de Tel Aviv.

Les médias turcs et israéliens rapportent ainsi, lundi, que de citoyens israéliens arrivant ou en transit à l’aéroport d’Istanbul ont été arbitrairement séparés des autres voyageurs, confinés dans une salle particulière, interrogés sur leur identité, leurs croyances religieuses, les prénoms de leurs parents, grand-parents et arrière-grand- parents, fouillés à corps, poireautant pendant des heures en slip ou en petite culotte, avant d’être relâchés.

En somme, ils ont subi les mêmes humiliations que celles infligées, à longueur d’année et en toute impunité, par la police israélienne, à de nombreuses catégories d’usagers de l’aéroport de Tel Aviv : citoyens israéliens palestiniens, porteurs de patronymes arabes, pèlerins chrétiens ou musulmans, parlementaires voire diplomates, et bien sûr toutes les personnes déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés, ou soupçonnées de vouloir s’y rendre.

La presse turque rapporte d’ailleurs que l’action de la police des frontières à l’aéroport d’Istanbul était elle-même une réplique au traitement inhumain infligé à des voyageurs turcs désirant se rendre à Jérusalem à l’occasion de la fin du Ramadan, il y a quelques jours.

Tant qu’il maintenait une alliance stratégique avec Israël, le gouvernement turc fermait les yeux sur les mauvais traitements subis par ses propres ressortissants en Israël. Mais les choses ont changé, notamment depuis que le gouvernement israélien a refusé de prononcer ne serait-ce qu’un mot d’excuses, après le massacre du Mavi Marmara où 9 citoyens turcs ont été assassinés.

Il reste à espérer que les voyageurs israéliens tireront un enseignement salutaire de l’épreuve qu’ils ont subie, et qu’ils s’en prendront au seul responsable de leur sort : leur propre gouvernement.

CAPJPO-EuroPalestine

Agrexco c’est fini !

AGREXCO NI A SETE NI AILLEURS !
OBJECTIF ATTEINT !

C’est officiel, ce mardi 30 août 2011, en fin de matinée, le tribunal de Tel Aviv a ordonné la mise en liquidation des actifs de l’entreprise Agrexco.

Donc Agrexco a dégagé !!

Après deux ans et trois mois de lutte c’est une victoire complète et sans bavure du BDS européen et de la Coalition contre Agrexco !!

Nous pensons que ça mérite d’être fêté et vous proposons une grande fête sur le parvis du Conseil Régional fin septembre début octobre (date à fixer) avec dépôt de gerbe.

Nous proposons de tenir une AG de bilan le samedi 17 septembre à 14h30 à la CIMADE (Montpellier).

Bravo à toutes et à tous !

Christophe, Jean-Paul et José Luis

Coalition contre Agrexco

Un aller-retour express à Tel Aviv au goût amer

Attendue en Cisjordanie pour un baptême, samedi dernier, la présidente du Comité poitevin France-Palestine a été refoulée à la douane israélienne. Récit.

« On préparait ce voyage depuis le mois de mai et on se faisait une joie d’assister au baptême des filles de notre amie Juliet, à Bethléem… Cette expulsion, c’est vraiment dur à vivre ! »

La déconvenue a beau remonter à près d’une semaine, la Poitevine Sylvette Rougier a encore la voix teintée d’amertume lorsqu’elle évoque son aller-retour éclair à Tel Aviv, « en moins de 48 heures, dont 14 heures sur le sol israélien », sans avoir rien vu d’autre que l’aéroport et son centre de rétention.

« Tout avait pourtant bien commencé, ce vendredi 5 août, se souvient la présidente du Comité France-Palestine de Poitiers. A 7 h 15, un ami nous avait déposés à la gare de Poitiers d’où nous avions pris le train pour Toulouse-Matabiau. A l’aéroport de Blagnac, nous avions embarqué pour Francfort, à 18 h 45, sans mesure de sécurité particulière. Deux heures d’attente à Francfort et, là encore, nous embarquions pour Tel-Aviv sans fouille ni interrogatoire. Puis, 4 h 30 plus tard (soit à 3 h 30, heure locale), nous étions à Tel-Aviv. »

C’est Alex, l’ami de Sylvette, qui passe le premier à la douane et obtient son visa de trois mois sans difficulté, après un interrogatoire léger. « Quand mon tour arrive, c’est là que ça se gâte, raconte Sylvette. Après un examen assez long de mon passeport, le policier me fait répéter mon nom. Me demande celui de mon père. Puis celui de mon grand-père que je n’ai jamais connu… Et là, trou noir ! C’est le prétexte que prend le policier pour appeler une de ses collègues qui m’emmène à l’écart. » A ce moment de leur mésaventure, Sylvette et Alex (qui a décidé de rester avec son amie) veulent encore croire à une simple vérification de routine… Ils vont vite déchanter. Les interrogatoires s’enchaînent et la Poitevine comprend qu’elle est soupçonnée d’avoir participé à une manifestation en Israël et d’être membre de l’International Solidarity Mouvement. Finalement, la militante des droits de l’homme se voit signifier un refus d’entrer sur le territoire israélien au motif qu’elle aurait menti aux douaniers. « Menti à propos de quoi ? Sur quel point ? se demande Sylvette. Mystère : les deux responsables de la police des frontières ont refusé de me le dire, prétextant qu’ils n’avaient pas à se justifier… »

Connaître un Palestinien, c’est déjà un crime

Les deux ou trois coups de téléphone autorisés au consul de France à Jérusalem n’y changeront rien : le couple de Poitevins doit rebrousser chemin, après avoir passé plusieurs heures dans un centre de rétention. A 23 h 45, le samedi 6 août, ils sont de retour à Toulouse…

« A croire qu’en Israël, connaître un Palestinien, c’est déjà un crime, conclut Sylvette Rougier, amère. Israël pense-t-il améliorer de cette façon son image à l’extérieur ? » La question méritait d’être posée.

Laurent Favreuille
13/08/2011 – La Nouvelle République
Lire l’article sur le site de la Nouvelle République

Israël se prépare à stopper la deuxième flottille pour Gaza

(AFP) JERUSALEM — Le cabinet de sécurité israélien s’est réuni lundi à Jérusalem pour examiner les moyens de stopper la flottille internationale transportant de l’aide humanitaire à Gaza qui doit prendre la mer dans les prochains jours, selon les médias israéliens.

Ce cabinet de sécurité, qui regroupe la moitié du gouvernement, avait déjà délibéré dimanche à ce sujet. Aucune information officielle n’a filtré.

Des militants de 22 pays ont prévu d’appareiller de Grèce cette semaine à bord d’une dizaine de bateaux dans le cadre d’une « flottille de la liberté » transportant de l’aide humanitaire à Gaza, malgré des menaces d’Israël et l’opposition de l’ONU.

« Hier (dimanche), les ministres ont décidé de ne pas autoriser les bateaux à jeter l’ancre à Gaza, même s’ils seront autorisés à décharger leur cargaison à Ashdod (port israélien) ou dans le port égyptien d’El-Arish », a affirmé la radio militaire.

« Si aucune arme ou munition n’est trouvée, la cargaison sera transférée dans sa totalité à Gaza », a ajouté la radio.

La radio publique a indiqué que l’Egypte avait déjà accepté que les bateaux accostent au port d’El-Arish, situé à quelque 50 kilomètres à l’ouest de la frontière égyptienne avec Gaza.

« Nos forces sont prêtes à arrêter la flottille et à empêcher les bateaux d’atteindre Gaza », a déclaré une source politique au quotidien gratuit Israel Hayom, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Tout comme Israël et les Etats-Unis, l’ONU s’est opposée à cette flottille, le secrétaire général Ban Ki-moon ayant « écrit aux gouvernements concernés pour qu’ils usent de leur influence pour décourager les flottilles qui représentent un potentiel d’escalade dangereuse ».