42ème journée de la Terre Palestinienne

Programme des manifestations organisées dans le cadre de la 42ème Journée de la Terre Palestinienne

Pour voir le programme complet, c’est  ici JdT_2018_Dépliant

Le 30 mars est dite « Journée de la Terre » car la terre est au cœur de la guerre que les Israéliens imposent aux Palestiniens. Elle est célébrée tous les ans depuis 1976, en Palestine occupée – Territoires de 1948 (Israël), Cisjordanie, Gaza – et dans le monde entier.

Elle commémore la répression violente, par l’armée israélienne, des Palestiniens devenus des « Arabes d’Israël », en grève contre la confiscation de leurs terres le 30 mars 1976, répression qui s’est soldée par 6 Palestiniens tués, plus d’une centaine blessés et plus de 300 emprisonnés.

Elle proclame l’unité du peuple palestinien écartelé par la colonisation sioniste : Palestiniens des Territoires, Palestiniens expulsés en 1948 puis en 1967 et réfugiés dans des camps en Palestine, dans des camps hors de Palestine, Palestiniens exilés.

De 1947, date du « plan de partage » de la Palestine sous Mandat britannique à aujourd’hui, l’histoire de la Palestine est l’histoire d’une injustice et d’une violence sans nom, commises pour le profit des puissances occidentales.

La Palestine a subi de la part des colonisateurs européens, devenus des Israéliens après 1948, un véritable dépeuplement. 800 000 Palestiniens ont été systématiquement, méthodiquement, chassés et spoliés entre 1948 et 1949., auxquels viendront s’ajouter les 300 000 Palestiniens expulsés, dépouillés et bannis en 1967 et les nombreux déplacés, déportés des conflits suivants (guerres du Liban, de Cisjordanie, de Gaza) et des opérations de police, du fait de législation anti-retour et de la colonisation galopante.

Ce sont des milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés, des milliers d’hectares volés, de maisons détruites. Ce sont encore des centaines de milliers de prisonniers pour un jour ou une vie, souvent sans jugement ou à la suite de véritables conspirations, de manigances, de jugements fictifs. Plus de 5 000 Palestiniens sont actuellement dans les prisons et camps d’internement israéliens dont plus de 300 enfants.

Malgré cela, le peuple palestinien résiste. Il refuse le joug d’une pacification qui ferait de lui le laquais d’Israël et de ses alliés. Il veut une paix juste, fondée sur le Droit, sur l’Indépendance, sur la Souveraineté.

La Journée de la Terre, qui sera cette année encore célébrée en Palestine par tous les citoyens privés d’Etat par leurs occupants, aura un prolongement tout le reste de l’année dans la lutte au jour le jour que les Palestiniens mènent contre l’extension des colonies, la judaïsation et l’expropriation  de Jérusalem, le siège de Gaza, qui sont la continuation effrayante de la journée du 30 mars 1976. Il ne tient qu’à nous que la barbarie coloniale en marche contre la Palestine trouve une condamnation et un coup d’arrêt.

Célébrer la Journée de la Terre, c’est rappeler que les droits pour lesquels se bat le peuple palestinien sont des droits authentiques et incontestables auxquels les Israéliens et leurs soutiens opposent un droit tiré de fictions mythologiques.

Ce sont des droits universels et inaliénables : droit à l’autodétermination, droit à une nationalité, droit au retour des réfugiés, droits de l’Homme.

 

Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien

2017, année d’anniversaires de faits injustes et funestes pour les PalestiniensTract_dec_2017_Poitiers_ChatelTract_dec_2017_Poitiers_Chatel

  • 100 ans de la Déclaration Balfour par laquelle le gouvernement britannique « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif » – 2 novembre 1917 ;
  • 70 ans de la Résolution 181 qui recommande le partage de la Palestine en un Etat juif, un Etat arabe et une tutelle internationale pour Jérusalem – 29 novembre 1947 ;
  • 50 ans de la Guerre des Six jours à la suite de laquelle Israël occupera l’ensemble de la Palestine – 5-10 juin 1967 ;
  • 10 ans de blocus de Gaza par Israël et l’Egypte – juin 2007.

Autant d’évènements causes de traumatismes individuels et collectifs indélébiles pour le peuple palestinien.

Leur violence ne se matérialise pas seulement par des annexions, des destructions, les morts ou les déplacés. Elle piétine les corps, les sentiments, l’organisation sociale, la culture de tous les Palestiniens qui portent en eux le fardeau du vol de leur terre.

C’est à la guérison de cette souffrance que s’emploie le Dr Samah Jabr, psychiatre et psychothérapeute à Ramallah que suit le film Derrière les Fronts, montrant une population attaquée de toute part mais qui ne fléchit pas.

La projection sera suivie d’un débat avec Alexandra Dols, la réalisatrice, et des membres du Comité poitevin Palestine et un pot sera offert par le Comité en fin séance.