Soyez un agriculteur palestinien pendant une semaine ou plus en octobre prochain !

Sous le slogan “Exister c’est résister »

l’Union des Comités de Travailleurs Agricoles vous invite à participer à

la Campagne de cueillette d’olives 2018

Soyez un agriculteur palestinien pendant une semaine ou plus en octobre prochain.

L’occupation israélienne continue ses crimes contre les agriculteurs palestiniens et leurs ressources. D’après le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), les colons israéliens, ont arraché plus de 4175 arbres en majorité des oliviers depuis le début 2018.

Malgré les continuels déracinements et maltraitances des arbres palestiniens, essentiellement des oliviers, les Palestiniens replantent encore et encore des d’arbres et demeurent plus attachés à leur terre. Selon le Bureau Central Palestinien de Statistiques, l’industrie de l’huile d’olive représente 14% des revenus agricoles de la Palestine occupée et permet à environ 100 000 familles de vivre. Presque la moitié (48%) de la surface des terres agricoles des Territoires Palestiniens occupée sont plantées de 11 millions d’oliviers.

La saison de la récolte des olives est une période idéale pour exprimer sa solidarité aux agriculteurs palestiniens et pour les protéger, eux et leurs oliviers, des violations israéliennes (armée ou colons). En conséquence, l’UAWC lance sa campagne annuelle de cueillette d’olive pour soutenir les agriculteurs palestiniens et les mettre à l’abri des exactions israéliennes. La présence de volontaires internationaux en même temps que d’universitaires palestiniens, d’activistes et d’étudiants, réduit la gravité des attaques israéliennes.

Votre présence peut diminuer les risques de violence extrême des forces israéliennes et des colons ; de plus elle affirme avec force le droit des Palestiniens à accéder à leur terre. Enfin, la campagne d’olive fournit une merveilleuse opportunité de passer du temps avec des familles palestiniennes dans leurs oliveraies et leurs maisons.

Cette année la campagne arbore le slogan : “Exister c’est résister”. Comme chaque année, l’accent est mis pour donner à tous les volontaires internationaux une expérience en profondeur en leur permettant de passer du temps avec des agriculteurs qu’ils aident dans la cueillette d’olive, en échangeant avec eux et en partageant la culture palestinienne.

A l’UAWC, nous pensons que le fait d’être témoin de la situation et de partager les conditions de vie est plus fort que seulement lire à leur sujet.

La champagne 2018 commencera le 10 octobre et durera jusqu’au 25 octobre. L’UAWC prend en charge le logement et les transports relatifs à campagne sur place.

Pour plus de détails et confirmer votre participation, contacter UAWC : aghsan@uawc-pal.org

Solidairement,

UAWC

Pour le Droit au Retour

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Depuis le 30 mars, les Palestiniens, notamment de la Bande de Gaza, se rassemblent dans une grande Marche du Retour rappelant au monde entier leur droit imprescriptible à revenir dans leurs foyers (Résolution 194 du 11 décembre 1948 de l’Assemblée générale des Nations Unies). Cette marche durera jusqu’au 15 mai, date qui marque les 70 ans de la Nakba, date de l’expulsion de 700 à 900 000 Palestiniens par la création d’Israël. Cette marche durera jusqu’au 15 mai, date qui marque les 70 ans de la Nakba, date de l’expulsion de 700 à 900 000 Palestiniens par la création d’Israël.

Ils sont violemment réprimés par l’armée israélienne qui n’hésite pas à tirer pur tuer et à employer des munitions particulièrement dévastatrices conduisant à de nombreuses amputations.

Pour soutenir le droit au retour et la résistance palestinienne

Rassemblement Mardi 15 Mai à 18h30
Poitiers, Place de la Mairie

avec une animation cerfs-volants (sous réserve du temps).

Apportez drapeaux, ballons, vos propres cerfs-volants, papier aux couleurs de la Palestine, ciseaux, colle, ruban adhésif, feutres, pour décorer les cerfs-volants !

Comité poitevin Palestine, PCF 86, POI 86, JC 86, ACAT Poitiers, CGT 86, Ensemble 86, Communauté musulmane de Poitiers, NPA 86.

1er Mai 2018 Journée de Solidarité et d’Internationalisme

 

Télécharger ici : Prise de parole 1er Mai 2018

Chers Camarades, chers Amis,

En cette Journée internationale des Travailleurs, les travailleurs palestiniens célèbrent ce 1er mai dans une nouvelle démonstration de résistance. A travers une Marche du Retour débutée le 30 mars, ils réaffirment leur unité, leur refus de vivre dans ce camp de concentration qu’est la Bande de Gaza et leur droit à retourner dans leurs foyers dont ils ont été chassés en 1948, droit inscrit dans la résolution 194 de l’ONU.

La répression par l’armée israélienne a déjà fait plus de 45 morts et plus de 1500 blessés, Israël tirant à bout portant et à armes réelles sur les manifestants dont les seules armes sont des drapeaux palestiniens, des pneus, des pierres.

Quel autre choix ont-ils, ces Palestiniens à qui l’on refuse un Etat ? C’est toute leur vie qui est dépendante de l’occupation, Israël contrôlant toutes les « frontières » qui a lui-même définies.

A Gaza sous blocus depuis 2007, 60 % de la population manquent de nourriture et 80 % dépendent de l’aide humanitaire. Le chômage y atteint 42 %.

En Cisjordanie, à Jérusalem, la colonisation n’a jamais été aussi galopante. Le chômage dépasse les 15 %. Postes de contrôles et barrages rendent aléatoire l’accès au travail, à l’école, aux soins. De plus, l’Autorité palestinienne déploie les mêmes mesures libérales que chez nous : restriction du droit syndical, simplification des licenciements, privatisation des retraites et de l’assurance maladie.

Les Palestiniens qui travaillent dans les colonies ou en Israël le font souvent sans permis. Ils forment alors une main d’œuvre sous-payée, cantonnée dans les plus durs et plus dangereux travaux. Les syndicats palestiniens n’y ont évidemment pas leur place.

Comme le dénonce les syndicats palestiniens, l’occupation israélienne rend impossible le développement de l’économie palestinienne non seulement en interdisant tout développement propre, mais en volant la terre, l’eau et les ressources palestiniennes. Tout cela au mépris du droit international et du droit humanitaire.

Au lendemain de l’agression militaire des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France contre la Syrie au prétexte de l’usage d’armes chimiques et en violation de ce même droit international, il est urgent de souligner combien cette notion de violation du droit international est à géométrie variable selon qu’elle s’applique à des pays « amis » ou à des pays qui ont décidé de ne pas se plier aux diktats occidentaux. Jugeons plutôt :

Donald Trump annonce qu’il va transférer son ambassade à Jérusalem et reconnaître cette ville capitale de l’État sioniste. C’est contraire au droit international. Sanctions ? Non.

Les colonies israéliennes se multiplient en Cisjordanie. C’est contraire au droit international. Sanctions ? Non.

Le blocus de Gaza emprisonne, affame et tue. C’est contraire au droit international. Sanctions ? Non.

Construire un mur sur des territoires annexés, déplacer des populations occupées, c’est contraire au droit international. Des sanctions ? Non.

La détention administrative sans inculpation ni procès, l’emploi de la torture, c’est contraire au droit international. Des sanctions ? Non.

Refuser les commissions d’enquête sur les massacres, ou faire taire les rapporteurs qui ont osé documenter ces massacres, empêcher les émissaires de l’ONU d’entrer en Palestine, c’est contraire au droit international. Des sanctions ? Non.

La politique belliciste de l’Occident en mal d’hégémonie pourrit tout ce qu’elle touche. Elle brandit les droits de l’homme, mais c’est pour soutenir les terroristes. Elle chante les louanges du droit international, mais c’est pour mieux l’anéantir. Elle parle de démocratie, mais elle la viole à domicile tout en déniant aux autres nations le droit à l’autodétermination. Les veto russe et chinois sont dits scandaleux quand ils protègent le Proche-Orient contre les faucons étatsuniens mais le veto américain est tout naturel quand il protège le boucher Netanyahou d’une condamnation de la communauté internationale. Quand le Président Macron annonce qu’il va « punir » le président syrien lors d’une conférence avec le prince d’Arabie saoudite dont les mains baignent dans le sang, ce serait à mourir de rire si ce n’était tragique.

Alors, en ce 1er mai 2018, 70 ans après la création de l’Etat sioniste d’Israël par et sur l’expulsion forcée de 700 000 Palestiniens en 1948, un siècle après les Accords Sykes-Picot qui découpèrent l’Empire ottoman entre puissances coloniales britannique et française dont les conséquences ne sont pas étrangères au chaos actuel au Proche Orient, il y a urgence à s’unir, associations, syndicats, partis, dans un rassemblement offensif contre les fauteurs de guerre.

Car c’est la même guerre qui se mène ici et là-bas. Ce sont les mêmes multinationales qui dressent les travailleurs et les peuples les uns contre les autres et tentent de nous diviser pour nous affaiblir.

« Nous, peuples des Nations Unies », faisons vivre les principes de la Charte de l’ONU.

Refusons toute intervention étrangère à l’encontre de nations souveraines.

Soutenons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Pesons sur le gouvernement français pour qu’il cesse de s’aligner sur les Etats-Unis et retrouve la voie de son indépendance nationale.

Vive la Palestine et la Résistance palestinienne !

Liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens !

Boycott Israël ! Vive la solidarité internationale !