43ème Journée de la Terre palestinienne

30 mars : Journée de la Terre

Le programme est ici

Cette journée est dite « Journée de la Terre » car la terre est au cœur de la guerre que les Israéliens imposent aux Palestiniens. Elle est célébrée tous les ans depuis 1976, en Palestine occupée – Territoires de 1948 (devenus Israël), Cisjordanie, Gaza – et dans le monde entier.

Elle commémore la répression violente, par l’armée israélienne, des Palestiniens devenus des « Arabes d’Israël », en grève contre la confiscation de leurs terres le 30 mars 1976, répression qui s’est soldée par  l’assassinat de 6 Palestiniens, plus d’une centaine blessés et plus de 300 emprisonnés.

Elle proclame l’unité du peuple palestinien écartelé par la colonisation sioniste : Palestiniens des Territoires, Palestiniens expulsés en 1948 puis en 1967 et réfugiés dans des camps en Palestine, dans des camps hors de Palestine, Palestiniens exilés.

De  1947, date du « plan de partage » de la Palestine sous Mandat britannique à aujourd’hui, l’histoire de la Palestine est l’histoire d’un génocide inabouti et d’une violence sans nom, commises pour le profit des puissances occidentales.

La Palestine a subi de la part des colonisateurs européens, devenus des Israéliens après 1948, un véritable dépeuplement. 800 000 Palestiniens ont été systématiquement et méthodiquement chassés et spoliés entre 1948 et 1949, auxquels s’ajouteront 300 000 Palestiniens expulsés, dépouillés et bannis en 1967 et de nombreux déplacés, déportés des conflits suivants (guerres du Liban, de Cisjordanie, de Gaza, de Syrie )et des opérations de police, du fait de législation anti-retour et de la colonisation galopante.

Ce sont des milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés, des milliers d’hectares volés, de maisons détruites. Ce sont encore des centaines de milliers de prisonniers pour un jour ou une vie, souvent sans jugement ou à la suite de véritables conspirations, de manigances, de jugements fictifs. Plus de 5 000 Palestiniens sont actuellement dans les prisons et camps d’internement israéliens dont plus de 300 enfants.

Malgré cela, le peuple palestinien résiste. Il refuse le joug d’une pacification qui ferait de lui le domestique d’Israël et de ses alliés. Il veut une paix juste, fondée sur le Droit, sur l’Indépendance, sur la Souveraineté.

Depuis le 30 mars 2018 , les Palestiniens de Gaza ont entrepris une Marche du Retour. Ils exigent l’application de la Résolution 194. qui leur reconnait ce droit. Israël répond de la seule manière qu’il connaisse : la force, la brutalité, la sauvagerie, tuant, blessant, mutilant, détruisant, avec la complicité d’une communauté internationale qui se refuse à faire respecter les décisions qu’elle a adoptées.