Le Collectif Palestine 86 s’est réuni le 15 octobre : Un « devoir d’informer », « un devoir d’agir »

logo_collectif-palestine_v1Devant les évènements récents en Palestine, le Collectif Palestine 86, né à l’occasion de l’agression israélienne contre la Bande de Gaza à l’été 2014, s’est réuni pour examiner la situation. De cette analyse, Il ressort :

  • Que la situation sur place est loin d’être stabilisée. Elle peut évoluer aussi bien dans le sens d’un apaisement que dans celui d’un embrasement.
  • Que les forces en présence sont beaucoup trop déséquilibrées pour que l’on puisse parler de « guerre » : sont en présence, d’un côté un Etat surarmé tant pour la répression que pour la guerre, contre de l’autre côté des groupes informels dépourvus de moyens militaires.
  • Le constat d’une montée en barbarie des mesures de répressions israéliennes. On est très au-delà du « Brisez-leur les bras et les jambes ainsi on brisera leur détermination » lancé par Yitzhak Rabbin, ministre de la défense, lors de la première « Intifada ». Le gouvernement israélien invite les Israéliens à s’en prendre aux blessés et aux corps des auteurs d’attentats. Des agonisants sont torturés à mort dans les rues. Il a édicté en règle absolue le refus de rendre les corps des auteurs d’attentats. Cette disposition ouvre la porte à tous les soupçons de trafic. Dans les opérations de « maintien de l’ordre », il a donné ordre de tirer pour tuer aussi bien aux militaires qu’aux civils. Une plainte pour exécution extra judiciaire est en cour de constitution par l' »Autorité palestinienne ».
  • La responsabilité de la communauté internationale, de l’ensemble des citoyens du monde.
  • L’émotion que suscitent sur place ces évènements et la relative indifférence de l’opinion publique française.
  • Nous avons un « Devoir d’informer » face au parti-pris pro-israélien de notre gouvernement qui est aux abonnés absents lorsqu’il s’agit de faire respecter le droit international et de soutenir réellement les Palestiniens.

Le Collectif Palestine 86 :

– propose d’informer la population sur le déroulement des évènements en cours.

– l’invite à participer aux initiatives qu’il organise pour favoriser la connaissance et les échanges. A savoir :

– des distributions de tracts

– une exposition du 23 novembre au 5 décembre au Toit du Monde « Gaza on n’oublie pas », vernissage de l’exposition le 25 novembre à 18 h au Toit du Monde avec projection d’un film de 30 mn sur la dabkeh, danse traditionnelle présentée comme ciment de l’unité du peuple palestinien.

– un vote citoyen du 23 au 28 novembre pour la reconnaissance de la Palestine et le soutien au peuple palestinien.

– un film « Les 18 Fugitives, les Vaches de l’Intifada » le 29 novembre à 17 h au Dietrich.

La population française, la population poitevine, ont indiscutablement un rôle à jouer. Il en va de notre dignité.

Poitiers le 23 octobre 2015