Archives mensuelles : juin 2011

Israël se prépare à stopper la deuxième flottille pour Gaza

(AFP) JERUSALEM — Le cabinet de sécurité israélien s’est réuni lundi à Jérusalem pour examiner les moyens de stopper la flottille internationale transportant de l’aide humanitaire à Gaza qui doit prendre la mer dans les prochains jours, selon les médias israéliens.

Ce cabinet de sécurité, qui regroupe la moitié du gouvernement, avait déjà délibéré dimanche à ce sujet. Aucune information officielle n’a filtré.

Des militants de 22 pays ont prévu d’appareiller de Grèce cette semaine à bord d’une dizaine de bateaux dans le cadre d’une « flottille de la liberté » transportant de l’aide humanitaire à Gaza, malgré des menaces d’Israël et l’opposition de l’ONU.

« Hier (dimanche), les ministres ont décidé de ne pas autoriser les bateaux à jeter l’ancre à Gaza, même s’ils seront autorisés à décharger leur cargaison à Ashdod (port israélien) ou dans le port égyptien d’El-Arish », a affirmé la radio militaire.

« Si aucune arme ou munition n’est trouvée, la cargaison sera transférée dans sa totalité à Gaza », a ajouté la radio.

La radio publique a indiqué que l’Egypte avait déjà accepté que les bateaux accostent au port d’El-Arish, situé à quelque 50 kilomètres à l’ouest de la frontière égyptienne avec Gaza.

« Nos forces sont prêtes à arrêter la flottille et à empêcher les bateaux d’atteindre Gaza », a déclaré une source politique au quotidien gratuit Israel Hayom, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Tout comme Israël et les Etats-Unis, l’ONU s’est opposée à cette flottille, le secrétaire général Ban Ki-moon ayant « écrit aux gouvernements concernés pour qu’ils usent de leur influence pour décourager les flottilles qui représentent un potentiel d’escalade dangereuse ».

Flottille pour Gaza II, embarquement imminent

Un an après l’arraisonnement meurtrier d’un premier convoi humanitaire au large d’Israël, une nouvelle flottille internationale s’apprête à faire route vers Gaza pour tenter de briser le blocus imposé à l’enclave palestinienne. Contrairement à l’année précédente, deux bateaux français participent à l’opération.

Le premier de ces navires, le « Louise Michel », se trouve actuellement en Grèce. Le second, le « Dignité-Al Karama » a appareillé ce matin (25 juin 2011) de l’Île-Rousse, en Corse.

Ce projet, baptisé « Un bateau français pour Gaza », n’aurait pu se concrétiser sans les 600 000 euros de fonds collectés au cours de la campagne lancée en octobre sous l’impulsion conjuguée de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine et du Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Près de 70 organisations (associations, partis politiques et syndicats) ont pris part à la mobilisation. De Lille à Marseille en passant par Strasbourg, Toulouse ou Alençon, militants et conférenciers ont sillonné le pays. Trois semaines de tournée en février. « Ça a été un vrai succès », témoigne Julien Rivoire, membre du Nouveau Parti anticapitaliste et du comité de coordination de la campagne. « On arrivait sur les marchés en camion avec une sono, des banderoles, des tracts et une tirelire. A Toulouse, au Mirail, on a récolté 600 euros en deux heures. C’était pendant les révolutions tunisienne et égyptienne. Il y avait un climat particulier, les gens se disaient ‘c’est possible de faire changer les choses' ».

Effet boule de neige

Porté par cet élan, la mobilisation fait boule de neige, dépassant rapidement les cercles militants traditionnels. Manifestations, expositions, projections de film ou lâcher symbolique de bateaux en papier… Ce sont finalement plus de 1 500 événements qui sont organisés à travers la France. Les dons affluent. « On était loin d’imaginer que le mouvement prendrait une telle ampleur », se félicite Maxime Guimberteau, chargée de la communication d' »Un bateau français pour Gaza ».

« J’ai l’impression que cette campagne a réveillé les gens. Une vraie ferveur s’est substituée au fatalisme qui avait gagné beaucoup d’anciens militants engagés dans le mouvement pro-palestinien », observe Alain Bosc, membre de la Cimade et du comité de coordination d' »Un bateau pour Gaza ». Très relayée au sein des associations, l’initiative a également été accueillie avec enthousiasme dans les quartiers populaires et notamment « auprès des familles françaises d’origine arabe, sensibles à la question palestinienne et au sort des habitants de la bande de Gaza ».

90 % de dons de particuliers

De nombreuses structures chrétiennes comme le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire) ou les Chrétiens de la Méditerranée ont également mobilisé leurs réseaux. Un appel, lancé notamment à l’initiative de l’archevêque de Sens-Auxerre et des évêques de Troyes et de La Rochelle, a été envoyé dans tous les diocèses, pour encourager les fidèles « à faire une place particulière dans leur prière personnelle et en communauté pour que la deuxième flottille de la liberté puisse atteindre ses objectifs au service de la paix ».

Résultat : sur l’ensemble des 600 000 euros collectés, 90 % des dons viennent de particuliers. D’après les organisateurs, « la plupart des gens ont participé à hauteur de 5, 10 ou 50 euros ». S’y ajoutent les contributions des organisations signataires, les subventions de plusieurs collectivités locales et un versement de la fondation « Un monde par tous ». Tous les chèques de soutien ont été libellés à l’ordre du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) qui a ouvert un compte spécial pour les centraliser. « Tout s’est fait dans la transparence, assure le collectif. Nous n’avons pas accepté d’argent de pays ou d’associations étrangères. »

46 personnes sur les bateaus français

Les sommes récoltées ont été affectées à l’achat des deux bateaux, à la constitution des équipages, et aux dépenses de communications. « Affréter les navires, c’est ce qui a été le plus difficile au bout du compte, reconnaît Alain Bosc. On n’est pas des armateurs, on a connu quelques déboires. »

Finalement, 46 personnes sont attendues à bord. Au côté des militants des différentes associations engagées dans la campagne, embarqueront plusieurs personnalités du monde politique ou associatif, comme Olivier Besancenot (NPA), le député communiste du Havre, Jean-Paul Lecoq, la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen (EELV), le marin breton Jo Le Guen, ou encore Julien Bayou, du collectif Jeudi Noir.

Elise Barthet

J’embarquerai sur l’un des deux navires français et m’efforcerai de livrer sur ce blog du Monde.fr le récit de l’expédition.

Israël retire des barbelés de Bilin, village symbole de la lutte contre le « mur »

L’armée israélienne a commencé mercredi à retirer des barbelés près du village palestinien de Bilin, emblématique de la mobilisation contre la barrière de séparation en Cisjordanie, selon des témoins.

Des bulldozers étaient à l’oeuvre pour enlever une tour de guet installée sur un monticule, ont constaté un photographe de l’AFP et des témoins.

Interrogée, l’armée israélienne n’a pas commenté ces informations dans l’immédiat. Le ministère israélien de la Défense avait annoncé en 2010 avoir entamé des travaux pour modifier le tracé de la barrière à cet endroit pour se conformer à une décision de la Cour suprême de septembre 2007 statuant qu’elle empiétait de manière trop importante sur des terrains privés appartenant à des Palestiniens.

« L’armée israélienne a commencé aujourd’hui à enlever les barbelés à la périphérie du village, quatre ans après décision judiciaire israélienne », a déclaré à l’AFP Rateb Abou Rahmah, un des animateurs de la mobilisation du village.

« Le démantèlement du mur est le fruit de la lutte de la population du village », a-t-il estimé.

Les villages proches de Bilin et Nilin accueillent chaque vendredi des manifestations de protestation contre la barrière de séparation, auxquelles participent des militants internationaux.

Une participante, Jawaher Abou Rahmah, y avait trouvé la mort en janvier après avoir inhalé une forte quantité de gaz lacrymogènes, son frère Bassem Abou Rahmah, ayant été tué dans des circonstances analogues par un tir direct de grenade lacrymogène à la tête en avril 2009.

Présentée par Israël comme une « clôture antiterroriste », la barrière, qui doit s’étendre à terme sur 723 km, est qualifiée de « mur de l’apartheid » par les Palestiniens. Aujourd’hui longue de 413 km, elle empiète sur la Cisjordanie.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé cette barrière illégale et exigé son démantèlement, de même que l’Assemblée générale de l’ONU.

(Mercredi, 22 juin 2011 – Avec les agences de presse)

De la scandaleuse désinformation des médias inféodés à la politique illégale d’Israël

Ce mercredi 15 juin, de nombreux médias qui soutiennent aveuglément les actions du gouvernement colonial israélien, tel le site Guysen ou encore Ynet, ont fait circuler une fausse information. Ils affirment que le bateau français ne participera pas à la Flottille de la Liberté.

ILS MENTENT, comme d’habitude !

Le bateau français sera en mer, en route pour Gaza fin juin, avec la Flottille de la Liberté qui fait tellement peur aux autorités israéliennes et à leurs laquais.

Peur parce que, contrairement à eux, cette Flottille est porteuse d’un immense message d’exigence de justice, par l’application du droit international. Elle est porteuse de la voix de millions de citoyens du monde qui disent : puisque nos gouvernants n’ont pas le courage, l’intelligence politique ou la justesse morale d’agir pour exiger le droit pour le peuple palestinien occupé, assiégé, c’est nous qui le ferons.

Et à Marseille le 18 juin, nous nous rassemblerons pour fêter notre bateau, notre grand engagement citoyen, notre participation à cette Flottille internationale, à cette immense mission non violente qui exige que le droit et la justice priment sur la force brutale de l’occupation et de l’oppression coloniales. Que le blocus illégal de Gaza soit enfin levé.

Oui, nous partons, n’en déplaise aux défaiseurs d’information / faiseurs de désinformation ou aux nervis pro-israéliens qui attaquent ou menacent d’attaquer * ceux et celles qui, contrairement à eux, portent haut et fort les valeurs dont ce pays se réclame : liberté, égalité, fraternité.

Ainsi, les locaux du CICP ont été vandalisés la semaine dernière par la LDJ dont les activités criminelles devraient la placer au ban de la société. Et une manifestation contre la Flottille de la Liberté qui porte si bien son nom y est appelée le w/e prochain par des voyous qui foulent aux pieds toute notion de droit international et de justice.

Ainsi aussi, des textes infâmes de différents sites sionistes qui tentent de délégitimer le mouvement de soutien à la Flottille en faisant des amalgames aussi faux qu’ils sont minables et pitoyables entre solidarité internationale et terrorisme.

Claude Léostic – AFPS

Des milliers de manifestants à Tel-Aviv contre la poursuite de l’occupation

Des milliers d’Israéliens ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv contre la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens, à l’occasion de l’anniversaire de leur conquête par Israël lors de la guerre des Six-Jours en 1967.
Les manifestants, plus de 10.000 selon les organisateurs, juifs en majorité mais également arabes, ont défilé dans le centre de Tel-Aviv, appelant à la création d’un « Etat palestinien dans l’intérêt d’Israël », dans les lignes du 4 juin 1967, juste avant la guerre.
Défilant à l’appel d’un collectif de mouvements anti-occupation de gauche, ils ont brandi des pancartes avec des caricatures du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en joueur de flûte de Hamelin, avec l’inscription « Netanyahu nous entraîne à la catastrophe ».
Arborant des drapeaux israéliens, rouges et palestiniens, les manifestants ont scandé « Netanyahu dit non à un Etat palestinien, nous disons oui », « Israël, Palestine, deux Etats pour deux peuples » et « Solidarité avec les Palestiniens ».
La manifestation, autorisée par la police, commencée place Rabin s’est achevée par un rassemblement sur l’esplanade du Musée de Tel Aviv.
A la tribune, une représentante du mouvement anti-colonisation La Paix Maintenant, Iran Gal, a « exprimé son angoisse » devant l’absence de perspectives de paix et accusé le gouvernement de « ne pas voir plus loin que le bout de son nez » quand il refuse de mettre un terme à l’occupation.
En Cisjordanie, des chrétiens ont organisé pour leur part un service religieux à un barrage militaire israélien près de Bethléem, pour marquer leur opposition à la poursuite de l’occupation et réclamer la « paix et la justice ».
L’armée israélienne a été placée en état d’alerte avant les manifestations palestiniennes prévues dimanche pour le 44e anniversaire de la « Naksa », la défaite des forces arabes face à Israël lors de la guerre des Six-Jours.
Des renforts ont été dépêchés à la frontière libanaise, sur le plateau du Golan occupé, où se situe la ligne de cessez-le-feu avec la Syrie, à la frontière avec la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Lors de la guerre de juin 1967, l’Etat hébreu avait conquis la péninsule du Sinaï, rendue à l’Egypte en 1982, le plateau syrien du Golan, la Cisjordanie y compris Jérusalem-Est annexée depuis, et la bande Gaza dont Israël s’est retiré en 2005 tout en maintenant un blocus aérien, naval et partiellement terrestre.

(Dimanche, 05 juin 2011 – Avec les agences de presse)