Israël tente d’améliorer son image internationale

29.11.2010 – Le ministère israélien des affaires étrangères a appelé 10 de ses ambassades en Europe à lancer une campagne de sensibilisation en faveur d’Israël en commençant par recruter 1 000 membres de la société civile. Cette nouvelle politique vient en réponse aux campagnes de boycott contre Israël qui gagnent du terrain en Europe.

Selon The Guardian, la semaine dernière, le ministre des affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman a donné à ces 10 ambassades instruction d’adopter des mesures permettant d’améliorer l’image du pays en Europe.

Selon son premier ordre, il leur faut réunir à la mi-janvier 1 000 personnes disposées à transmettre au grand public des messages positifs sur Israël, — »des militants, des universitaires, des journalistes et des étudiants, juifs ou chrétiens, qui seront régulièrement briefés par des fonctionnaires israéliens et encouragés à s’exprimer en faveur d’Israël lors de réunions publiques ou à écrire des lettres ou des articles pour la presse », dit The Guardian.

En outre, le gouvernement israélien attribuera des fonds à ses ambassades à Londres, Paris, Berlin, Madrid et Rome pour leur permettre de louer les services d’agences de relations publiques professionnelles et de lobbyistes. Le but sera de rassembler des renseignements sur l’avis de la population quant à la position d’Israël sur des questions politiques comme les pourparlers de paix israélo-palestiniens, le tourisme, les droits de l’homme et l’Iran.

Lieberman projette également de rencontrer les ambassadeurs israéliens de toute l’Europe pour élaborer une stratégie commune.

Les responsables israéliens n’ont fait aucun commentaire sur la question, mais, dit The Guardian, « ils sont préoccupés par la façon dont Israël est perçu à l’étranger, et ils sont particulièrement inquiets dans certains pays d’Europe de l’Ouest ».

Ce n’est pas la première fois qu’Israël lance une politique stratégique afin d’améliorer son image. La dernière campagne a eu lieu en décembre 2008, lors de la guerre contre Gaza. À cette époque, de nombreux réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et YouTube ont été utilisés par le gouvernement israélien pour enjoliver cette attaque.

Toutefois, cette nouvelle politique intervient à un moment où les campagnes de boycott culturel et économique contre l’occupation israélienne de la Palestine instiguée par le mouvement BDS prennent de l’ampleur en Israël et partout dans le monde.

Ane Irazabal – IMEMC & Agences
publié le jeudi 2 décembre 2010.
http://www.imemc.org/article/60041
(Traduction  MC)

Ce contenu a été publié dans BDS - Boycott, désinvestissement et sanctions, Israel. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.