Archives mensuelles : novembre 2010

La baronne Tonge déclare qu’Israël est la principale cause du terrorisme planétaire

Le Pair britannique (du parti démocrate) Jenny Tonge affirme qu’Israël est la cause du terrorisme au niveau mondial et que des problèmes tels ceux du Cachemire et de la Palestine sont en train de retourner les musulmans du monde entier (contre l’Occident). S’exprimant devant la commission de la défense stratégique et de la sécurité, dimanche passé, à la Chambre des Lords, à Londres, Mme Tonge a dit notamment : « Les traitements brutaux d’Israël à l’encontre des Palestiniens sont un exemple de la manière dont l’Ouest traite les musulmans, et ce mauvais traitement est la principale source du terrorisme à l’échelle mondiale ».

« Même l’envoyé spécial du Quartette au Moyen-Orient, Tony Blair, a reconnu cela publiquement », a-t-elle fait observer.

La baronne Tonge a dit devant la Chambre des Lords que le comportement d’Israël à l’encontre des Palestiniens continue à bénéficier d’une totale impunité, sans doute à cause de la « culpabilité de l’Holocauste » et/ou du « pouvoir du lobby pro-israélien » au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Commentant deux conflits non résolus dans le monde musulman, Mme Tonge a dit qu’il est regrettable, pour nous tous, que des problèmes tels ceux du Cachemire et de la Palestine continuent à nous aliéner les musulmans dans le monde entier.

Elle a aussi attaqué le gouvernement britannique de coalition sur sa politique hostile à l’Iran et sur ses relations extrêmement étroites avec Israël.

Elle a notamment déclaré que « des cyniques pourraient penser que la Grande-Bretagne est en état d’alerte, prête à aider Israël à attaquer militairement l’Iran ».

« Pourquoi laissons-nous perdurer cette situation ? Est-ce à cause de la culpabilité à propos de l’Holocauste ? Nous devons nous sentir coupables ; certes, nous le devrions. Est-ce la puissance du lobby pro-israélien, dans notre pays et aux Etats-Unis ?

« Ou bien est-ce le besoin, peut-être, d’avoir un porte-avions appelé Israël au Moyen-Orient, à partir duquel nous pouvons lancer des attaques contre des pays comme l’Iran ? Un cynique pourrait penser que c’est la raison pour laquelle nous pourrions avantageusement nous débarrasser du HMS Ark Royal et des avions de combat Harrier (dans le cadre des restrictions budgétaires britanniques qui frappent y compris la défense), dès lors que nous disposons déjà d’un « Ark Royal » situé dans une position stratégique, armé jusqu’aux dents et prêt à livrer combat, à conditions que nous ne critiquions pas Israël », a-t-elle conclu.

Par Tehran Times
Traduction : Marcel Charbonnier

Le groupe de rock Tindersticks annule son concert en Israël

Les Tindersticks* ne se produiront pas à Tel Aviv le 2 décembre prochain, annoncent-ils dans un communiqué. « Nous avons cru un moment, sans doute naïvement, en acceptant de nous produire en Israël, que la musique était au-dessus de toute considération politique… Nous espèrons sincèrement qu’un jour viendra rapidement où nous pourrons jouer au Proche-Orient pour le pur plaisir de la musique ».

Expliquant avoir cédé aux arguments du mouvement international BDS, qu’ils jugent désormais incontournable, les musiciens indiquent qu’ils n’auraient plus aucun plaisir à jouer dans le contexte actuel.

*Groupe issu de Nottingham en Angleterre, England, comprenant Stuart Staples, David Boulter et Dickon Hinchcliffe, rejoints par Neil Fraser, Mark Colwill et Al Macaulay. Ils formèrent les Tindersticks en 1992. Le premier single du groupe, Patchwork, est sorti en novembre 1992

CAPJPO-EuroPalestine

Israël renonce à sa présence à la foire du tourisme de Valladolid

Israël vient de renoncer à tenir cette année un stand vantant les mérites du tourisme en Israel, à l’occasion de la 14ème édition de INTUR, qui s’ouvre aujourd’hui en Espagne, à Valladolid.
« Les militants de la Plateforme de Solidarité avec la Palestine de Valladolid peut ainsi se prévaloir d’un succès, après avoir fait activement campagne contre la présence d’Israël à cette manifestation touristique ibérique.

L’an dernier, ces militants s’étaient installés à côté du stand israélien et avaient abordé tous les visiteurs en leur expliquant, documents à l’appui, les violations du droit international par l’Etat d’Israel, et le scandale que constituait la promotion par cet Etat de voyages dans des territoires occupés tels que Jérusalem Est, et les hauteurs du Golan.

Ces militants espagnols recommandaient aux visiteurs de visiter la Palestine. Ils ont fait savoir aux exposants israéliens que la population de Valladolid, ne souhaitait pas leur présence à cette nouvelle édition de INTUR.

La Plateforme de Solidarité avec la Palestine de Valladolid remercie toutes les personnes qui ont affiché leur solidarité avec cette action, et contribué à obtenir cette victoire cette année, avec l’absence de tout stand israélien.

Les militants de la plateforme de Valladolid (centre de l’Espagne) poursuivent activement leur campagne BDS, en exigeant actuellement le retrait de toutes les bombonnes d’eau de la marque israélienne EDEN dans les municipalités de Cigales et de Villanueva de Duero, ainsi que dans l’école d’infirmière de l’Université de Valladolid. »

Plataforma Solidaria con Palestina-Valladolid

Norvège : le sélectionneur de l’équipe nationale de football appelle au boycott d’Israël

A l’initiative du sélectionneur de l’équipe nationale de football Egil Drillo Olsen, une centaine de personnalités norvégiennes issues du milieu de la culture ont signé une pétition appelant au boycott d’Israel et accusant le système éducatif israélien de pratiquer un « apartheid », et de jouer un rôle majeur dans l’ »occupation ».
Dans les colonnes du quotidien Aftenposten, Olsen a estimé être en phase avec « 90% de la population mondiale ». Selon la pétition, le boycott est « nécessaire non seulement pour aider les Palestiniens mais aussi les opposants israéliens ».

Les dirigeants israéliens n’ont pas manqué d’accuser la Norvège d’antisémitisme, en soulignant que le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr Stoere a publié un livre l’an dernier, accusant d’assassinat l’armée et qu’un diplomate norvégien a récemment comparé l’opération Plomb durci aux exactions commises par les nazis.

Peu de temps après les massacres de Gaza, le fonds de pension public norvégien a retiré ses actions dans l’entreprise Elbit Systems, ayant participé à la construction de la barrière de sécurité.

Et le conseil d’administration de l’université de Trondheim, NTNU, a ouvertement débattu de la possibilité de mettre en place un boycott contre Israël.

Allô Michèle ? Allo Sammy ? Allo William ?

Faut faire quelque chose ! Le chantage à l’antisémitisme ne suffit plus.

CAPJPO Europalestine

Tribunal Russell sur la Palestine

Des entreprises complices de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, coupables de pillage, de recel et de blanchiment

Lors des deux jours de session à Londres, les 20 et 21 novembre, le Tribunal Russell sur la Palestine a entendu des témoignages implacables sur les activités d’entreprises israéliennes et étrangères opérant en territoires palestiniens occupés.

Ont été décrites les fournitures d’armes, de technologies de contrôle et de surveillance par des sociétés comme Elbit, Edo ITT, G4S, apportant indéniablement une aide aux crimes de guerre commis par l’occupant israélien, notamment lors de l’opération « plomb durci » lancée contre Gaza, et une assistance technologique au contrôle et à l’enfermement des populations civiles palestiniennes en équipant les check points, les prisons.

De nombreux experts ont analysé aussi le système bancaire et financier qui soutient le processus de colonisation illégale : prêts et investissements immobiliers, financements de commerces et de moyens de transport à la destination exclusive des Israéliens et interdits aux palestiniens. Les cas de la banque belgo-française Dexia et les activités du groupe français Veolia ont ainsi été condamnées par le tribunal. La complicité des institutions européennes, déjà condamnées lors de la session de Barcelone, a été rappelée par le financement de programmes européens de recherche technologique sur les armements profitant à Israël. Ce pays est ainsi financé, non seulement par de larges aides militaires américaines mais aussi par des financements européens, et des entreprises d’armement se vantent de produits testés sur les populations palestiniennes et libanaises lors des conflits de Gaza et du Liban.

La destruction et l’exploitation des ressources naturelles et agricoles ont été analysées par des experts dont certains, des Palestiniens, n’ont pas été autorisés par l’occupant à se rendre à Londres mais qui ont fourni leur témoignage par vidéos. Ainsi, Caterpillar dont les bulldozers détruisent non seulement des maisons de Palestiniens mais des terres et exploitations agricoles, Ahava qui exploite illégalement les ressources de la Mer Morte et produit des cosmétiques dans une colonie, Carmel Agrexco qui vend des produits agricoles dans le monde entier sous label israélien alors qu’il s’agit de ressources naturelles palestiniennes, sur des terres volées aux Palestiniens, avec de l’eau ressource précieuse interdite aux Palestiniens… Furent évoquées les conditions de travail proches de l’esclavage réservées aux Palestiniens privés de droits syndicaux et de rémunération minimale, soumis à des drastiques restrictions de déplacement à cause du Mur de séparation et spoliés de leurs terres qu’ils ne peuvent plus cultiver.

Le verdict
Dans ses conclusions, le Tribunal affirme la complicité d’entreprises avec des violations israéliennes des lois internationales avec les colonies illégales, l’érection du mur de séparation, le blocus illégal de Gaza et les opérations militaires israéliennes contre les Palestiniens et notamment l’opération contre Gaza constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Malgré les nombreuses condamnations, Israël continue à violer ce droit avec la complicité d’entreprises.

Le tribunal a noté l’échec des Etats à faire cesser ces violations continues ce qui amène les mouvements citoyens à se tourner vers des actions de boycott, désinvestissement et sanction (BDS). Il s’agit donc de protéger ces citoyens dans leurs actions.

Quant aux entreprises mises en cause, seules trois ont présenté une défense. Les autres n’ont rien argumenté. Parmi celles-ci, le tribunal épingle G4S, Elbit Systems, Caterpillar, Cement Roadstone Holding, Dexia, Veolia Transport, Carmel Agrexco, entre autres, comme coupables de complicité avec les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, de pillage, et ces agissements sont susceptibles de poursuites judiciaires.

Le tribunal entend donner ainsi une aide aux citoyens qui veulent faire respecter le droit international et le droit humanitaire par des actions militantes et en justice. Ses conclusions entendent offrir la garantie d’impartialité en se basant sur un cadre légal international bien précis qui est marginalisé par les Etats et les entreprises. Et fournir un cadre légal dans lequel des gouvernements, des entreprises peuvent être amenés à changer leurs politiques et agissements voire de lancer des poursuites au civil et au pénal contre eux. Cela pourrait aider les entreprises à y réfléchir à deux fois avant de poursuivre certaines activités.

Le tribunal souligne enfin que la sécurité d’Israël sera assurée lorsque les Palestiniens auront la reconnaissance de leurs droits. Stéphane Hessel insista sur le fait que la création d’Israël est la réponse à l’événement le plus horrible du siècle passé et que ce pays puisse vivre en paix et déployer ses potentialités est son souhait le plus sincère, mais il regrette de constater que cet Etat ne suit pas la bonne direction. Le souhait du Tribunal est de l’aider. Afin que cet Etat comme membre de la communauté internationale respecte ses lois, ajoute Mairead McGuire. Et pour que les entreprises comprennent qu’elles aussi doivent respecter ces règles afin de rétablir le droit.

La prochaine session de ce tribunal aura lieu en 2011 en Afrique du Sud afin d’examiner si le crime d’apartheid est applicable à Israël.

(Gabrielle Lefèvre,)
Lundi, 22 novembre 2010.