Archives mensuelles : juillet 2010

Salah Hamouri : « Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde. »

Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.
Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.
Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.
Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.
Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?
Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.
Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.
Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.
Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.
Bien à vous,
Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Section 4
Le 14 juillet 2010

La plage de Gaza : le seul loisir pour une population sous blocus

Par le centre d’information francophone
Département de français -université Al-Aqsa-Gaza

La bande de Gaza est une zone occupée depuis 1967, et malgré le retrait israélien en 2005, cette région est toujours sous occupation. Depuis plus de 4 ans, elle est sous blocus, un  blocus inhumain imposé par les forces de l’occupation israélienne.

Dans cette prison à ciel ouvert, les habitants souffrent beaucoup, et leur vie est très difficile à tous les niveaux.

Ces habitants n’ont que la plage de Gaza  pour passer leurs vacances d’été. A Gaza, il y très peu de moyens pour occuper le temps libre, tels que salles de cinéma , clubs ou jardins.

Il n’y a pas beaucoup de projets de divertissement , les hommes d’affaires ont peur d’y créer de grands projets tellement la situation y est instable . Ils savent que leurs projets échoueront, alors ils se contentent de petites réalisations comme les cafétérias sur  la plage de Gaza afin d’accueillir les gens qui viennent s’y amuser et profiter du beau paysage .

D’un autre côté, l’électricité joue un rôle important pour les jeunes qui ont envie de passer leur temps libre sur Internet ou pour ceux qui regardent  la télévision . L’électricité à Gaza est un grand problème : elle reste coupée plus de 16 heures  par jour .

Pour connaître les impressions de Gazaouis sur les vacances,  un groupe du centre d’informations et de recherches francophone est allé le jeudi 15 Juillet 2010 sur la plage de Gaza rencontrer des familles , des enfants , et des pêcheurs .

Ce jour- là, il faisait beau , l’équipe du centre a rencontré un groupe d’enfants qui se baignaient. Ces enfants ont dit qu’ils venaient à la plage chaque été pour passer leurs vacances , et qu’ils n’y a que la plage où ils peuvent pratiquer leurs loisirs, car il n’y a ni clubs de sport, ni stades de football .

Ils ont ensuite rencontré un père avec ses enfants ;le père leur dit que cet été était extraordinaire , il n’y a pas beaucoup de monde à la plage cette année, on ne sait pas pourquoi ..mais c’est peut être  par ce que la majorité des jeunes de Gaza essaie de travailler dans n’importe quel domaine pour aider leurs familles  .

L’équipe de centre a trouvé un pêcheur avec son petit filet sur la plage , il attend avec beaucoup de patience après avoir jeté le filet  pour attraper quelques poissons . A côté de lui, son petit- fils est là avec sept poissons et nous dit que chaque matin, il essaie de pêcher pour nourrir sa famille.

Dans ce contexte de blocus et d’enfermement , les Gazaouis sont privés de leur droit de voyager et de sortir de leur cage, alors que d’autres n’ont aucune difficulté pour cela,  pour faire du tourisme , escalader les montagnes , aller à la compagne, changer l’air ou s’amuser dans leurs vacances. Tout cela est  impossible à Gaza  à cause du blocus, et la plage reste le seul lieu d’évasion pour les Gazaouis.

BDS : Appel de la coordination universitaire pour la Palestine (CUP)

Publié le 6-07-2010
La coordination universitaire de solidarité avec la Palestine, constituée au cours de cette année par plusieurs collectifs de facs d’Île de France autour du Festival Printemps Palestine, lance un appel à un élargissement à l’échelle nationale de la campagne BDS. Le but est de renforcer la visibilité et l’efficacité de l’action de solidarité avec les Palestiniens au sein des universités.

Communiqué :

« Formée au début de l’année 2010, la coordination des collectifs de soutien aux Palestiniens existante sur les facs de la région parisienne avait pour objectif d’organiser le Festival Printemps Palestine*, deuxième édition. Le FPP s’est ainsi déroulé sur cinq universités (Paris 6, 7, 8 et 13, et Le Mans) du 22 mars au 3 avril, proposant des conférences, des projections, des ateliers et des concerts. Suite à la réussite de ce Festival et de nombreuses autres initiatives (Quinzaine « Ya Falestine » à Paris 13, festival « Foutez leur la paix » à la fac de Toulouse,…), nous sommes convaincus qu’il faut y consolider le mouvement universitaire de solidarité avec la Palestine.

Depuis plus de soixante ans, l’Etat d’Israël opprime, massacre les Palestiniens et bafoue leurs droits les plus élémentaires en toute impunité. Le blocus de Gaza, l’opération Plomb durci, la poursuite de la colonisation violent de fait le Droit international et bloquent toute possibilité d’autodétermination du peuple palestinien. En réponse à cette impunité, la Société Civile Palestinienne a lancé en 2005 un appel à une campagne non-violente de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), tant qu’Israël ne respecterait pas le Droit international, reprise aujourd’hui dans le monde entier (voir www.bdsfrance.org).

Nous appelons toutes les étudiants, enseignants, chercheurs et IATOS à développer l’élan de solidarité actuel, à constituer des collectifs pour la Palestine, et à rejoindre la CUP, afin de multiplier les initiatives de soutien et de dépasser la censure de l’institution universitaire, voire du monde militant, à propos de la situation au Proche-Orient. Nous appelons également la communauté universitaire à rejoindre le mouvement international BDS et à multiplier et massifier les actions. Au sein même des facs, nous lançons un appel à boycotter, dénoncer et perturber systématiquement les partenariats et les initiatives de rapprochement avec les universités et institutions académiques israéliennes. Celles-ci soutiennent en effet la politique, l’idéologie et les pratiques discriminatoires de leur gouvernement. Outre le fait que les campus soient construits en partie sur les territoires palestiniens, les universités israéliennes mènent des politiques d’admission racistes et participent à de nombreux programmes scientifiques aux fins militaires.

Loin d’être une institution coupée de la société, l’université se doit de prendre des positions critiques sur les enjeux qui traversent notre monde. Le débat à propos du Proche-Orient et la solidarité avec les Palestiniens ont toute leur place dans le milieu universitaire !

Nous lançons un appel à coordonner nos actions et à les rendre visible de tous !

A tous les motivés, que fleurissent sur toutes les facs des collectifs de soutien à la Palestine ! »

SI VOUS SOUHAITEZ NOUS CONTACTER ET REJOINDRE LA COORDINATION

coordunivpalestine@gmail.com

Coordination Universitaire pour la Palestine

Dustin Hoffman et d’autres stars de Hollywood boycottent le festival international du film à Jérusalem

Publié le 8-07-2010

Dustin Hoffman, l’anti-héros le plus attachant de l’histoire du cinéma américain, boycotte le festival international du film qui ouvre ses portes jeudi à Jérusalem.

Dans une déclaration au Jérusalem Post, le patron de la manifestation, Molad Hayo, indique que l’actrice états-unienne Meg Ryan, autre star de Hollywood, ne fera pas le déplacement.

Le prince Albert de Monaco, invité dans le cadre d’un hommage du festival à sa mère, la défunte actrice hollywoodienne Grace Kelly –laquelle, soit dit en passant, avait eu des gestes de solidarité avec les combattants de l’indépendance algérienne, à la fin des années 1950 – a également fait défection.

« Aucune de ces personnalités ne nous a officiellement donné de raison pour ces annulations. Mais nous en avons été avisés dès le lendemain de l’attaque contre la Flottille, et il est évident qu’il y a un rapport de cause à effet entre les événements », commente-t-il.

Molad Hayo se plaint. Il plaide en faveur de son activité, « qui a le mérite d’avoir mis depuis des années en relation cinéastes palestiniens et israéliens ».

Mais il est bien obligé de constater que le monde culturel israélien, dès lors qu’il se place sous les auspices de l’Etat d’Israël –ce qui est bien évidemment le cas avec le festival- ne peut pas s’exonérer des crimes de son gouvernement. Sauf à s’en démarquer ouvertement, ce que font un certain nombre d’intellectuels israéliens courageux, mais pas Hayo.

Agé aujourd’hui de 73 ans, Dustin Hoffman a conquis à partir des années 1970 une immense popularité en incarnant à l’écran des personnages aux antipodes du traditionnel héros hollywoodien, cow-boys musclés terrassant les sauvages Peaux-Rouges ou valeureux GI’s triomphant des fourbes petits hommes jaunes à tête de singe qu’étaient les Japonais. De « Little Big Man » à « Tootsie » en passant par « Macadam cow-boy » ou « Rain Man », Dustin Hoffman est ainsi devenu, pour des millions de spectateurs, le plus glorieux des perdants de la société : Indiens survivants du génocide, clochards, malades, chômeurs, etc.

Dustin Hoffman est d’origine juive et, dans des interviews récentes, il a indiqué qu’avec l’âge, sa pratique de la religion se faisait plus assidue. Cela n’empêchera pas quelques braillards de le traiter d’antisémite, comme le sont tous ceux qui critiquent la politique israélienne.

CAPJPO-EuroPalestine

Le drapeau palestinien sur la mairie de Vaulx en Velin

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Merci Monsieur Bernard GENIN, maire (PCF) de la mairie de Vaulx en Velin, une ville de 40 000 habitants dans le département du Rhône en France, qui, en accord avec son conseil municipal a fait installer le drapeau palestinien sur sa mairie, pour réagir à l’agression de la flottille de la liberté et protester contre tout ce que le terrorisme d’Etat israélien fait subir aux Palestiniens. Vidéo de la cérémonie accompagnée de l’hymne palestinien.